Commune de Germiny

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                   Meurthe-et-Moselle

HISTOIRE (rapide) DE GERMINY

Les environs furent beaucoup fréquentés bien avant l'établissement d'habitations, tout simplement parce que la voie romaine reliant Toul à Vaudémont traversait ces terres depuis le début de l'époque gallo-romaine. Si nous n'avons encore pas trouvé trace de quelconque habitations, des vestiges gallo-romains sont par-contre assez nombreux.

Grimaldi Vicinium, propriétaire terrien de son état, semble avoir donné son nom au village depuis cette époque. La première trace écrite de ce Grimaldi Vicinium se trouve dans une charte de l'évêque Frottaire de Toul en 826, à la suite d'une donation faite à l'abbaye de Saint Epvre.


En 1033, le nom du village s'est transformé en Germineium. Les base de la seigneurerie seront jetées autour de 1097, avec le premier Seigneur de Germiny, Rodolphe. Germiny fut dévasté par les invasions barbares, mais dès la seconde moitié du Moyen Age, l'essor du bourg reprit. Trois gros manoirs portèrent les noms de Château d'En-Haut, Château d'En-Bas correspondant à leurs positions géographiques par rapport au village, et  Château Emmy.


Ces trois châteaux connurent bien des vicissitudes : à partir de la guerre de Trente Ans (de 1636 à 1640), ils subirent le sort des forteresses lorraines. Ils furent rasés sur l'ordre de Richelieu - Vers 1650, les Haraucourt habitèrent le château d'En-Haut, les Le Bègue le château d'En-Bas, mais ils durent les reconstruire en partie pour les réhabiliter.


Au début du XVIIIe siècle, le Baron Le Bègue de Chantreine, nommé Comte par le Duc Léopold, réunit les trois châteaux et souhaitant venir se reposer à Germiny, fit reconstruire le château d'En-Haut et transforma les deux autres en vastes maisons de fermes.


Ci-dessous, une restitution hypothétique, datée du XIX siècles, nous montre à peu près ce que devait être cette gentilhommière avant la révolution.

Au sommet de la grande rue un ensemble de gros murs délimite des terrasses constituant l'espace castral. A l'extrême nord de celui-ci des ruines subsistent de l'original donjon. Il est dans cet état depuis moins de 200 ans. et nous possédons encore de bonnes descriptions de cette tour de pierres du XII siècle. 

Large de 16,5m de cote, fort de murs épais de 4m,il était composé de quatre salles superposées, vaste de 40m2.A la base du donjon un profond sous-sol pouvait contenir les réserves du seigneur et de sa famille. La hauteur de ce monument (plusieurs dizaines de mètres avec le toit) était si considérable qu'une légende prétend que l'on pouvait de son sommet voir la cathédrale de Rouen, Ville connue en Lorraine par le bûcher de Jeanne.

 

Au XIII siècle le donjon fut complet à la façon d'un château fort : une enceinte de hauts murs, cinq tours rondes, un logis pour le maitre, des loges servant de refuge pour les paysans. Cet ensemble durait encore prés de quatre siècles plus tard à l'arrivée des suédois.


Les destructions de la guerre de trente ans menèrent à une évolution décisive des bâtiments. Trois des toursdisparurent. Entre les deux subsistaient le logis du seigneur fut transformé en une confortable résidence campagnarde. A la fin du XVII et au XVIII siècle elle était habitée une partie de l'année par les le Bégue, haut serviteurs des ducs de Lorraine. Le reste de l'année une grande activité se maintenait autour du château et de la ferme qui le jouxtait. L'une et l'autre de ces deux constructions étaient bâties sur de vastes caves voûtées ou le maître et son régisseur conservaient les vins qui faisaient la richesse de Germiny et sa réputation.


C'est à ce moment que le château fut abandonné, ruiné. Vers 1830 le corps du logis fut vendu à plusieurs propriétaires qui le transformèrent en habitation. Tout un ensemble de maisons paysannes et de fermes s'établit en ordre très serré dans l'espace autrefois réservé aux seigneurs.  Pour une durée de plus d'un siècle un nouveau quartier de Germiny vécut entre la rue de l'église et la rue du château. Le déclin démographique desserra la pression humaine. La fin du XX siècle vit l'amorce d’une renaissance des constructions nobles.


 Profitez des JOURNEES DU PATRIMOINE pour visiter la tour du Conseil Municipal, dans le cachot de laquelle, paraît-il, se trouvent encore scellés de lourds anneaux d'acier auxquels on retrouva, dit-on, des ossements humains enchaînés par un collier de fer...